Not Alone est un jeu d’affrontement / survie pour 2 à 7 joueurs. Le titre créé par Ghislain Masson et illustré par Sebastien Caiveau est sorti au mois de Novembre 2016, édité par Geek Attitude Games. La raison pour laquelle nous ne le testons que tardivement est simple : fort de son succès le jeu a très rapidement été sold-out. Impossible à se procurer après seulement deux semaines de commercialisation, la deuxième édition s’est fait attendre jusqu’à mars 2017. Mais il est bel est bien là, et facile d’accès dans les bonnes boutiques et sur Internet, donc place au test !

Not Alone prend place dans un univers Science-Fiction qui nous est présenté comme suit :

« 25e siècle, l’Humanité s’est envolée depuis longtemps vers les étoiles. Elle a voyagé aux confins de la galaxie  et pourtant, elle n’a jamais rencontré d’autres formes de vie intelligente.

En fouillant les archives centrales de la vieille Terre, vous avez découvert qu’une planète du nom d’Artemia avait été rayée des cartes officielles et qu’aucune autre donnée n’était disponible. Intrigués, vous montez une expédition.

Les premiers relevés de la surface d’Artemia révèlent une planète de classe M, accueillante pour l’homme et abritant une faune et une flore riches et variées. Lors de votre entrée dans l’atmosphère, un puissant champ magnétique met les ordinateurs de bord hors service. Après avoir lancé un SOS, le Capitaine ordonne l’évacuation du vaisseau avant l’inévitable crash.

Sains et saufs, vous entamez l’exploration des environs lorsque vous entendez les cris d’agonie de votre capitaine. Au loin vous distinguez une silhouette qui vous observe.

Vous n’êtes pas seul … »

Présentation

Not Alone offre aux joueurs un gameplay asymétrique, en proposant à (jusqu’à) six joueurs d’incarner les explorateurs naufragés sur la planète Artemia et à un joueur d’incarner la Créature. Le but de la créature sera d’assimiler les naufragés à l’écosystème de la planète en absorbant leur volonté ; les traqués devront survivre en évitant la Créature en attendant l’arrivée des secours.

La présentation est simple et efficace : un petit plateau marquant la progression des deux camps au centre du jeu, les différents lieux de la planète Artemia sont représentés par des cartes, et placés en dessous du plateau. Seuls cinq sue les dix sont accessibles en début de partie, les traqués devront les découvrir pour pouvoir aller s’y réfugier. Chaque joueur dispose de trois petits cubes en bois symbolisant sa volonté, la créature matérialisera son choix de terrain de chasse à l’aide d’un gros jeton en plastique qu’il déposera sur les cartes de lieux. Not Alone est un jeu avec peu de matériel, mais de qualité, rien n’est superflu. Notez que le jeu est entièrement traduit en français.

Attrape-moi si tu peux!

Venons-en au gameplay. Les tours sont découpés en quatre phases. En début de partie, chaque joueur naufragé dispose de cinq cartes « lieu » en main. Lors de la première phase d’un tour les naufragés mettent de coté, face cachée, une de ces cartes, déterminant ainsi sur quel endroit de la planète ils se rendront. Lors de la phase deux, c’est à la créature de décider sur quelle parcelle d’Atremia elle va chasser. La troisième étape est celle de résolution : tous les traqués retournent face visible les cartes choisies, si un aventurier se retrouve sur la même case que la créature, il perd un pion volonté et le pion assimilation avance de deux cases sur le plateau. Vient ensuite la quatrième phase, durant laquelle les joueurs défaussent les cartes « lieu » jouées qui restent face visible, et consultables à tout moment par le reste des joueurs, y compris la créature, le pion secours avance d’une case, et on reprend un nouveau tour.

Ce sont les mécaniques de base du jeu, sauf qu’en l’état, ça n’en serait que très peu amusant. On arriverait très vite à une situation bloquée ou la créature saurait où se rendre pour dénicher les quelques explorateurs qui restent. Le challenge sera pour les naufragés de s’ouvrir de nouvelles voies d’exploration et de récupérer les cartes lieux qu’ils auront défaussées. Pour se faire ils disposent de plusieurs possibilités. Premièrement, pendant la phase 3 d’un tour, chaque carte « lieu » possède un effet que l’on résout. Par exemple, la carte lieu « La Jungle » a l’effet suivant : « Reprenez en main cette carte Lieu et une carte Lieu de votre défausse » ou encore la carte « Le Rover » qui a l’effet « Prenez de la réserve une carte Lieu que vous ne possédez pas et ajoutez-la à votre main ». Durant la première phase d’un tour, un traqué peut volontairement sacrifier un ou deux de ses pions de volonté pour reprendre respectivement deux ou quatre cartes Lieu de sa défausse, s’offrant ainsi plus de possibilités de jeu mais étant nettement plus fragile s’il se fait attraper par la créature. Les malheureux explorateurs pourront également avoir recours à des cartes survies, leur offrant quelques effets et actions bonus.

De son coté, pour équilibrer les forces, la créature a à sa disposition une main de trois cartes Traque. Lui permettant de placer des jetons baptisés Cible et Artemia supplémentaires sur des lieux. Le jeton cible fera subir au(x) traqué(s) qui se trouvent sur le lieu désigné l’action de la carte Traque et le jeton Artemia rendra le pouvoir du lieu inutilisable et forcera les traqués qui s’y trouvent à défausser une carte supplémentaire de leurs mains.

Pour pimenter un peu le jeu, les explorateurs peuvent communiquer entre eux, en bluffant si nécessaire mais ne peuvent pas se montrer les cartes qu’ils vont jouer.

Après l’avoir testé dans plusieurs parties à 2 et 4 joueurs, le jeu brille par son aspect stratégique mais s’avère beaucoup plus fun au-delà de deux joueurs. Sans pour autant être déséquilibre, le résultat en fin de partie était très souvent assez serré. Lors de ces parties plusieurs joueurs ne connaissaient pas le jeu et se le sont très vite approprié.

Beauty and the Beast

Petite mention particulière à la direction artistique, c’est ce qui a premièrement attiré mon attention sur ce jeu. Les cartes sont magnifiquement illustrées et très colorées, donnant au jeu une réelle ambiance.

Vous l’aurez compris, Not Alone est un jeu simple, facile d’accès mais aux mécaniques de jeu redoutables qui permettent de passer un excellent moment entre amis, joueurs ou néophytes. Les parties durent entre 30 et 60 minutes, selon le temps de réflexion des joueurs et des discussions engendrées. Il est proposé au prix abordable d’une vingtaine d’euros, et propose une très bonne rejouabilité. Les techniques et stratégies s’affineront avec le temps, mais  les nouveaux joueurs ne seront pas pour autant laissés pour compte. Si vous avez envie de passer un bon moment rapide entre amis et que vous n’avez pas énormément de temps devant vous, Not Alone est parfait.

 

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