L’été est propice aux jeux rapides que l’on peut emmener en voyage et lancer sur un coin de table. Nous vous proposons aujourd’hui le test du jeu de cartes Epic créé par Robert Dougherty et Darwin Kastle de White Wizard Games, distribué par Iello.

Un jeu de cartes, Robert Dougherty et Darwin Kastle, Iello, si vous êtes un lecteur régulier de Pixel Adventurers, ça vous rappelle quelque chose. Et c’est normal, Epic est le deuxième jeu de cartes créé par les auteurs de Star Realms que nous avons testé (et beaucoup apprécié) il y a peu. Nous plongeons avec Epic dans un univers très Mediéval Fantastique, peuplé de sorciers, de démons et de gigantesques bêtes mythologiques.

Salut, on se connait ?

Robert Dougherty et Darwin Kastle sont deux anciens Hall of Famers du jeu Magic l’Assemblée (comprenez ici deux joueurs très célèbres et de haut niveau), qui ont décidé conjointement de développer leur propre jeu de cartes. Nous y retrouverons donc de nombreuses similitudes entre les deux jeux. Cependant, les deux créateurs voulaient une version plus musclée du jeu de cartes de Wizards of The Coast ; le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont parfaitement réussi leur projet, mais nous y reviendrons un peu plus tard.

La boîte de base contient 120 cartes, 30 par faction, 8 cartes jetons (recto – verso) et bien évidemment un livret de règles. Avec cette boîte vous pourrez jouer de deux à quatre joueurs. Information importante : TOUTES les boîtes de base sont identiques au niveau du contenu, et il n’existe pour le moment que deux packs d’extensions d’une cinquantaine de cartes prédéfinies chacuns. Contrairement à Magic qui est un jeu de cartes à collectionner, ici on sait ce que l’on aura dans chaque boîte ou booster d’extension. Ce type de jeu offre les mêmes possibilités (sans se ruiner ni investir dans des milliers de cartes) à tous les joueurs.

Note perso Younz : Un gros plus pour moi mais un inconvénient pour les accros aux boosters

Autre point de divergence avec Magic où la mana joue un grand rôle, ici, chaque joueur possède une seule pièce d’or par tour, ça tombe bien, le coût maximal d’une créature est d’une pièce d’or.

La tâche du joueur est de réussir à maximiser les combos entre les cartes et de sortir les bonnes au bon moment. Cette pièce d’or peut être conservée jusqu’à votre prochain tour, mais au début de votre nouveau tour, votre réserve d’or est vidée et vous recevez 1 nouvelle pièce. Vous n’aurez donc JAMAIS plus d’une pièce pour jouer vos cartes. Bien entendu, certaines cartes ont un coup de 0 pour vous permettre de jouer plusieurs cartes et d’avoir des réponses aux actions de vos adversaires.

Cette mécanique, certain diront simpliste, renferme une grande richesse de gameplay avec des associations entre les cartes qui permettent de sortir des créatures avec une puissance folle dès le premier tour .

Note perso Younz : J’étais content de sortir la Guivre Foreuse dès le premier tour, beaucoup moins quand elle s’est retournée contre moi…

Deux types de cartes seront à votre disposition pour terrasser votre adversaire : les événements (équivalent des éphémères dans Magic pouvant être joués durant le tour de votre adversaire) et les Champions (les créatures).

Votre adversaire devra parer au plus vite vos coups sous peine de se voir perdre la partie très rapidement.

Les joueurs de Magic ne seront pas perdus puisque l’on retrouve également des capacités sur les créatures comme “aérien” ( = Vol), “embuscade” ( =Flash) etc…

Attardons-nous un tout petit peu sur le système de combat d’Epic. Les créatures ont une force et une endurance, c’est classique, mais les combats se déroulent par “vagues”, ce qui tranche complètement avec les affrontements de Magic. Alors qu’à Magic on ne possède qu’une phase d’attaque, dans Epic on peut en effectuer autant que l’on veut. Si dans une phase on déclare deux attaquant, l’adversaire déclare un bloqueur, c’est tout le groupe qui sera bloqué et les dégâts sont assignés. Cette mécanique introduit un nouveau coté stratégique assez intéressant.

Plusieurs façons de créer son armée

Epic propose plusieurs modes de construction de decks, le mode de base est très simple, vous prenez toute la pile des 120 cartes, vous mélangez, vous distribuez 30 cartes à chaque joueur et c’est parti.

Pour gagner, il faut réduire les 30 points de vie de l’adversaire à néant, ou devoir piocher une carte alors que votre bibliothèque est vide.

Pas de construction de deck, pas de recherche d’optimisation dans la construction, en 2 minutes le jeu est en place. Le facteur chance est assez important dans ce mode de jeu, un bon tirage peut décider de la victoire ou la défaite en 2 ou 3 tours.

Pour contrer ce côté chance, Epic propose des mode de jeux “construits” à la manière du Draft ou en prenant toutes les cartes d’une même faction selon votre affinité avec cette dernière.

Note perso Younz : J’aime moins ce mode, je préfère le premier où il faut composer avec des créatures de différentes factions et les combiner au mieux.

Un dernier mode propose au joueur de construire son deck de 60 cartes en lui offrant la possibilité d’inclure jusqu’à 3 exemplaires de la même carte, nécessitant l’achat de plusieurs boîtes de base. Des tournois sont mêmes organisés dans ce mode de jeu.

Après avoir construit votre deck selon la méthode que vous préférez, ou aurez choisie avec vos amis, vous pourrez vous affronter en 1 vs 1 ou dans des modes multijoueurs variés comme le troll à deux têtes ou l’Empereur. Si vous voulez jouer à plus de 4 joueurs, vous devrez rajouter une boîte de base.

Les belles et les bêtes

Au niveau des illustrations, le jeu est très beau et fidèle aux canons du genre. Avec une illustration de qualité qui prend une bonne moitié de la carte, on a de quoi se régaler les yeux. On doit ces oeuvres à des artistes comme Souveraine, Apsara, Jaan-Paul van Eeden et bien d’autres. Le monde d’Epic est peuplé de démons destructeurs, de succubes, de dinosaures, d’Anges… tout le bestiaire fantastique y est représenté

Rien ne révolutionne la représentation de la Fantasy dans ce jeu, mais le travail est fait, et bien fait.

Conclusion

Epic est un jeu de duel de cartes facile, rapide et efficace. Très agréable à jouer, il sait convaincre les adeptes de Magic par ses mécaniques nerveuses et les réticents, simple à prendre en main et pas besoin d’investir des centaines d’euros pour construire son deck, seulement 15€ suffisent chez Philibertnet ou Amazon, on sort les cartes et on s’amuse à détruire son adversaire!

Note perso Younz : si vous n’avez pas encore de compte chez Philibertnet.com, vous pouvez mettre contact@pixelaventurers en tant que parrain lors de l’inscription pour bénéficier d’un coupon de réduction de 5€

Si vous souhaitez varier le plaisir, deux extensions sont disponibles “Uprising” et “Tyrants”, au prix d’une vingtaine d’euros, vous aurez, dans chacune d’elle, une cinquantaine de nouvelles cartes pour muscler encore plus votre deck. Elles sont actuellement disponibles uniquement en VO mais nous espérons rapidement voir une traduction française!

Mise à jour : Nous avons eu la confirmation qu’une traduction française de Tyrants sera disponible au mois de décembre!

Note perso Younz : Si vous prenez la boite de base et les extensions, vous aurez assez de cartes pour jouer à 5 joueurs.

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