Salut les Cyberdémons, une petite envie de bouffer du Marine ? Aller, on ouvre les portes de l’Enfer et on va dévaster leur petite station spatiale toute proprette et en faire un endroit bien chaleureux comme on les aime ! 

Aujourd’hui on va s’intéresser à DOOOOOOOOOOOOOOOOOOM (DOOM suffisait mais l’excitation l’a emporté…) Alors pour bien commencer, vous cliquez ICI et on se met bien pour la lecture de ce article sur un des jeux de plateau les plus jouissifs du moment! Maintenant que vous êtes dans de bonnes conditions, on peut commencer!

Si vous avez déjà joué à Descent ou à Assaut sur l’Empire vous devrez très vite comprendre comment marche le jeu de Jonathan Ying et édité chez Fantasy Flight GamesLes mécaniques sont sensiblement les mêmes mais en plus nerveuses, ce qui est assez jouissif quand on a juste envie d’enchaîner les glory(holes) kills ! L’adaptation du plus célèbre des FPS en jeu de plateau vaut-elle le coup?

Commençons par planter le décors et parler du scénario : Deux camps, les Marines de l’UAC d’un côté, les Démons de l’autre et… Heu… Bah c’est tout ! Si vous avez joué à DOOM 2016 et avez vu la séquence où un NPC essaye d’expliquer la situation au Héros et que celui-ci envoie valser l’écran de contrôle parce qu’il s’en tamponne l’oreille interne avec du piment d’espelette, on est exactement dans la même situation ! Deux camps, ils se mettent sur la tronche et c’est parfait comme ça, changez rien, n’en rajoutez pas plus !

Bon… si VRAIMENT vous avez besoin d’un contexte, voici le texte d’ambiance du jeu :

« Avertissement : une brèche de confinement a été détectée dans l’installation martienne A113 de l’Union Aerospace Corporation. Nous recommandons à tout le personnel d’évacuer dans les plus brefs délais. Ceci est une alerte prioritaire de niveau 6. L’assurance-vie UAC de tout individu encore présent dans les locaux sera résiliée. Des équipes de confinement d’urgence sont en cours de déploiement afin de sécuriser l’installation et assurer le retour à la normale. »

Vous aurez quand même 12 scénarios possibles avec des objectifs de victoire différents selon que vous jouiez avec les Marines ou les démons. Vous pouvez prendre ces scénarios dans l’ordre ou non, vous pouvez en prendre un au hasard pour vous faire une petite partie rapide. Pas de complications avec de l’expérience et de la prise de niveau.

Détail différent d’Assaut sur l’Empire, tout le monde connaît les objectifs de chaque camps, il n’y a pas de gros retournement de situation à l’ouverture d’une porte, néanmoins, l’ouverture d’une porte peut déclencher l’activation de portails. Mais tous les joueurs ont accès au livret de missions et voient l’emplacement des dits portails.

Ces portails sont les zones d’invocations des démons, le joueur infernal pourra choisir les démons qui seront amenés sur la zone de jeu parmis ceux proposés sur la carte Invasion qu’il aura choisi en début de scénario (12 disponibles dans la boîte). Les joueurs marines verront les portails qui seront les zones d’invocation mais ne pourront savoir quels démons en sortiront, empêchant de trop anticiper.

Notons que les premiers scénarios sont un peu plus simple pour les Marines, histoire de les mettre en confiance mais dès qu’on avance un peu, la tendance s’égalise beaucoup et les Marines ne rient plus aussi souvent que ça ! Il fallait bien laisser un “tuto” pour leur apprendre à jouer sans les dégoûter…

Parlons du matos :

Des tas de cartes et des pions en veux-tu, en voilà, on va pas toutes les décrire, ça serait trop long mais nous allons vous présenter les principaux :

  • Des cartes actions avec lesquelles les Marines vont jouer, en construisant leur parquet : 4 cartes de bases et 6 correspondantes aux deux armes qu’ils auront choisi.  
  • Des cartes événement qui permettront au joueur démon de jouer, choisissant 3 “classes” parmis les 6 disponibles dans la boite (vous sentez venir les extensions ? :D)
  • Des cartes démons correspondantes aux armées des Enfers.
  • Des cartes menace qui déterminent la façon dont les démons seront invoqués.
  • Des cartes de classe qui donneront une spécialisation aux marines et des avantages selon cette spécialisation.
  • Des cartes Invasion qui serviront au joueur infernal de décider quels démons pourront débarquer sur la map, permettant de se renouveler à chaque partie. Dans le livret des scenarii, elles sont suggérées mais pas imposées, le choix vous appartient!
  • Et des cartes initiatives qui seront un des grand changement du jeu et vous assureront des parties à chaque fois différentes.

Les tuiles sont au même format que celles de Assaut sur l’Empire et c’est parfait comme ça, elles sont modulables entre elles, à double face, elles peuvent servir à faire vos propres scénarios si vous vous en sentez l’envie.

Les 3 livrets de règles sont très bien pensés, la première mission vous plonge dans le coeur du jeu avec une facilité déconcertante, malgré le côté velu de la boîte, DOOM est un jeu très simple à prendre en main et à expliquer.

(Non on parlera pas des figurines, parce qu’elles ont trop la classe et que vous allez rien lire de plus si je vous les montre tout de suite!)

Maintenant que vous avez les clés pour comprendre le gameplay, on va vous parler des mécaniques qui font de DOOM un jeu nerveux !

Dans DOOM nous nous retrouvons avec seulement des dés d’attaque (symbolisés par les cases rouges ou noires à coté de la portée), pas de dé de défense, pas de portée aléatoire, on minimise les paramètres, on est là pour taper et ça se passe bien !

La portée est indiquée sur les cartes d’action des Marines ou bien sur les cartes des démons, ainsi que le nombre de dés à lancer.

Les capacités spéciales sont marquées sur la carte, et c’est souvent au travers d’elles que vous trouverez toute la jouissance du jeu vidéo.

Les démons peuvent utiliser une attaque et un déplacement par tour.

Classique mais efficace.

Quand le joueur démoniaque décide d’activer un groupe de démon, c’est tous les personnages de ce groupe qui s’activent. Si vous avez fait apparaître 8 diablotins au cours de la partie, vous les activerez tous en même temps pour vous ruer sur les humains.

Pour les Marines, c’est un peu différent, le joueur dispose d’une main de 3 cartes (de base, le nombre peut augmenter avec des cartes de classe) et il doit utiliser sa main pour effectuer une seule action principale (de tir souvent) et autant d’actions secondaires qu’il le souhaite, ces actions peuvent permettre de se déplacer, ou d’effectuer un tir moins puissant mais qui peut faire la différence.

A la fin de son tour de jeu, le joueur reprend des cartes en main.Quand on arrive à la fin du paquet de cartes, on prend sa défausse, on mélange et on recommence.

Quand une figurine tir sur un ennemi, ce dernier se défend en piochant une carte de son paquet d’actions/événements, des boucliers se trouvant sur ces cartes (en haut à droite) servent à annuler des dégâts ou bien à activer une capacité spéciale. 

Le joueur qui incarne les démons possède également des cartes d’actions spéciales permettant de booster les capacités des légions infernales ou d’augmenter la défense de ses créatures. La stratégie n’est pas délaissée au profit du bourrinage. Ces cartes ont un autre intérêt non négligeable, propre au camp des démons. En début de round, le joueur commandant les légions de l’Enfer tel Abigor pourra choisir de sacrifier quelques unes des cartes qu’il a en main pour récupérer un point d’Énergie Argent par carte défaussée. Cette énergie Argent sert à déclencher les capacités spéciales des démons. Attention toutefois car l’Énergie Argent est attribuée à un groupe de démons choisi, si le groupe est défait, l’Énergie Argent stockée dessus est perdue.  

Autre différence majeure dans le gameplay : l’ordre des joueurs, là où traditionnellement on joue tour par tour, dans DOOM c’est aléatoire, on dispose un nombre de cartes d’initiative en fonction du nombre de joueurs marines et du nombre de groupe de démons présents sur le plateau de jeu. On les mélange et ensuite on tire une par une les cartes, le personnage Marine/Démon fait ses actions puis on passe à un nouveau tirage. Il se peut que les joueurs humains jouent tous en premier et déciment l’armée infernale, (c’est du vécu!) ou bien l’inverse, les démons jouent sans laisser le temps aux marines d’agir et ils finissent avec des frag dans le crâne…

Chez les marines, les cartes d’initiative sont attitrées, si on tire la carte Bravo, c’est à Bravo de jouer, du côté du joueur infernal, il peut choisir quel groupe activer et ainsi adapter sa stratégie…

Elément de violence particulièrement efficace : les Glory Kills, quand un démon à reçu un nombre de dégâts suffisant, caractérisé par ses points de faiblesse sur sa carte (en rouge, en dessous de la santé), le joueur Marine peut effectuer un déplacement sur la case du démon concerné  et le tuer instantanément, profitant même du bonus de tirer une carte Glory Kill qui donne des avantages non négligeables comme piocher des cartes supplémentaires ou soigner quelques dégats.

Un système de ligne de vue quasi identique à celui de Assaut sur l’Empire et un système de couverture donne des avantages selon le placement de vos personnages. Je trouve que le système est mieux pensé que dans Star Wars.

DOOM dispose également d’une mécanique très « jeu vidéo » : lorsqu’un Marine meurt, il réapparaîtra au début du tour suivant sur un point de spawn. Les démons ont, dans la plupart des scenarii besoin de plus de frags que le nombre de marines sur le plateau. Cette petite mécanique colle parfaitement à l’ambiance du jeu vidéo et ajoute à la nervosité du jeu de plateau, ne réduisant pas définitivement le nombre de marines présents en jeu.

Si on passait aux figurines ?

OH MON DIEU ELLES DECHIIIIIIIIIRENT ! *_*

Elles sont d’une qualité vraiment superbe, les détails sont splendides. Elles sont au nombre de 37 dans cette boîte : 4 pour les Marines, et le reste est dédié aux démons!

Nos quatre valeureux Marines de l’UAC qui auront fort à faire.
Les petit Pinky infernaux.

On sent vraiment que les techniques d’injection se sont améliorées et que FFG a mit le paquet sur la qualité, les prendre en mains et les manipuler est un vrai plaisir. La sculpture de ces figurines est riche en détails. Si vraiment on veut chipoter, les figurines de Pinky nécessitent un petit coup d’ébavurage au niveau des bras, mais une fois fait, il n’y à rien à redire.

Je ne vous parlerai pas de la peinture car je ne m’y suis pas encore attelé mais ça risque de donner des figurines d’un rare dynamisme !

R’gardez moi ce petit Cacodémon tout mignon <3

Chaque figurine a son style et est une très belle représentation des figurines du jeu de Bethesda, c’est un vrai plaisir de retrouver ces charmantes bêtes !

Le Cyberdémon est forcément à part, il est tout simplement magnifique, en plus de sa taille colossale, les détails de son armure sont assez fous !

En bref, vous l’aurez compris, DOOM nous a bien plus avec Younz_, on a fait pas mal de parties sans trouver l’ennui. Personnellement, j’avais quelques réserves sur l’adaptation d’un jeu aussi agressif que DOOM en jeu de plateau, mais le dynamisme et la nervosité du gameplay retransmettent bien l’atmosphère du jeu. Fantasy Flight Games a transformé l’essai avec cette seconde édition du jeu. Accompagnez vos parties de la BO de DOOM 2016 et vous avez le combo parfait pour une bonne session de jeu qui parlera tant aux amateurs de jeux de plateau qu’aux fans de jeux vidéos.

Si nous vous avons donnés envie au travers de ce test, nous vous proposons de gagner un exemplaire de DOOM, pour se faire, rien de plus simple : il suffit de suivre Pixel Adventurers  et Asmodée  (distributeur du jeu) sur Twitter et de RT le tweet du concours.

Le tirage au sort est prévu pour le 7 novembre, bonne chance à tous les participants! Qui parmi vous osera franchir les portes de l’Enfer et botter des culs?

Nombre de joueurs de 2 à 5 joueurs
Durée d’une partie 40 à 60 minutes
Editeur Fantasy Flight France
Tarifs Environ 80€

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