Independent by Design est le résultat d’un Kickstarter lancé le 9 mai 2015 par Harman and Robertson  qui a permis la sortie de ce livre magnifique : Independent By Design: Art & Stories of Indie Game Creation. Qui retrace l’aventure de certains studios d’indés dans le monde du jeu vidéo, je vous en dis plus après.

Comment se présente le livre? 

C’est un gros livre de 220 mm x 285 mm pour 240 pages avec une jolie couverture jaune flashy. L’effet sur la couverture est très sympathique. Le livre est lourd, normal pour du papier 170 grm soie. De plus il contient beaucoup de page en couleur en très haute qualité d’impression. A tel point que j’ai parfois envie de découper les pages pour les faire encadrer.

Mais y a quoi dans Independent By Design: Art & Stories of Indie Game Creation ? 

À l’intérieur, il combine les histoires de studios et d’individus spécifiques, issue de dizaines d’heures d’entrevues originales, avec des compilations d’oeuvres d’art originales et de documents conceptuels.

Vous pouvez y trouver les histoires, les motivations et découvrir la philosophie de plusieurs célébrités du milieu telles que : Vlambeer, Failbetter Games, Dennaton, Lucas Pope, Adriel Wallick, The Chinese Room, Introversion Software, Tom Francis, Subset Games, InXile Entertainment, Chris Hecker, Messhof, Croteam, Roll7, Dean Hall et Frictional Games.

Ces noms ne vous disent peut-être rien alors voici les différents jeux présents à l’intérieur :

  • This war of Mines / Anomaly series
  • Titan Souls / Telepaints!
  • Darkwood
  • Train Jam / Game A Week
  • Don’t shit your pants / Rogue Legacy
  • Spy Party
  • Football Glory / Serious Sam / The Talos
  • Ages of Irving / Gods will be watching
  • Hotline Miami
  • Fallen London / Sunless Sea
  • Penumbra / Amnesia
  • Uplink / Darwinia / DEFCON / Multiwinia /Prison Architect
  • Wasteland 2 / Torment : tide of numenera / The Bard’s Tales IV
  • The Republica Times / Papers, Please / Return of the Obra Dinn
  • Nidhogg / Flywrench
  • Dead Ends / Gets to the Exil / OliOli / Not a Hero
  •  FTL: Faster Than Light
  • Dear Esther / Amnesia: A Machine for Pigs / Everybody’s gone to the rapture
  • Gun point / Heat Signature
  • Super Create Box / Ridiculous Fishing / Luftrausers / Nuclear Throne

Ah d’un coup j’ai votre attention! Oui il y a du lourd même du très lourd dans ce livre. Bien qu’il soit exclusivement en intégralement en anglais. J’ai savouré le livre tel un bon whisky japonais avec un cigare cubain devant un feu de bois. Entrons dans le vif du sujet.

Encore plus beau à l’intérieur 

En ouvrant Independent by Design, je ne savais pas trop à quoi m’attendre n’ayant pas tellement suivi le Kickstarter malgré que je sois un Backer. Mon plaisir n’en fut que plus grand. Rien qu’a l’ouverture par l’effet « Loading » fait en 3 pages plutôt réussi. Le livre se démarque des autres « classique » qu’on peut trouver dans le commerce. Il sent la qualité, littéralement.

Le livre se sépare en plusieurs chapitres présentant chacun un ou un groupe d’indépendants. Vous y retrouvez une présentation de leurs premières expériences vidéo-ludiques, de la création du studio et souvent quelques anecdotes sur leurs galères en tant que développeurs indépendants. Également des informations très intéressantes sur le déroulement du développement, la prise de décision, comment et pourquoi ils ont choisi certaines mécaniques de gameplay ou design.

We wanted that thing you get at arcades where it’s great to watch that older kid play Double Dragon just because they’re amazing at it. Watching people play and being entertained by that is great and we wanted that in Hotline Miami.

Quelques FAQ sont éparpillées dans le livre. Elles sont très complètes et intéressantes tout particulièrement celle de Graeme Struther (Devolver Digital). Ce qui nous permet de nous rendre compte de ce qu’est l’envers du décor du milieu du jeu vidéo. Mais également pourquoi certains ont choisi de travailler en tant qu’indépendant et de ne pas rejoindre un studio déjà établi.

On regrettera parfois le fait que le livre ne va pas plus en profondeur sur le développement ou encore sur les anecdotes des développeurs. Il en va de même pour le contenu où plus de planches de contenu exclusif aurait pu être en gros plus pour le livre. Là, c’est surtout mon côté collectionneur d’artbook qui parle mais rajouter 50 pages de contenu visuel aurait été bien reçu surtout sur les titres phares. De toute façon vous n’êtes pas ici pour un artbook vous voulez en connaître plus sur le milieu du jeu indé et de la formation d’idée.

Vous apprendrez que certains jeux ont été créés pour faire réagir, d’autre pour juste passer un bon moment et les derniers pour répondre à une envie de pousser un gameplay en avant.  Vous allez aussi voir l’intérêt des Game Jam et des Ludum Dare pour la scène indépendante permettant d’avoir de grand brainstorming et de mettre en « commun » des idées ou du savoir-faire et de s’en inspirer les uns les autres.

Conclusion ? 

Le livre vaut-il ses 30 livres sterling ? Je dirais oui! Bien que je m’attendais à quelque chose de complètement différents parlant plus de création artistique brute que de « philosophie » de l’indépendant. Le livre ouvre vos horizons sur l’univers vidéo ludique, bien que je me doutais de la difficulté de ce milieu et que je ne me fais pas d’illusion, les développeurs sont rarement des gros méchant avide de billets verts. Ce livre m’a confirmé dans mon attachement à ces développeurs qui essaient avant tout de nous faire vivre de nouvelle expérience ou partager des expériences qu’ils apprécient. En somme nous sortir de notre zone de confort.

Pour conclure si le monde du jeu indépendant vous intéresse mais que vous ne vous y êtes jamais vraiment plongé, c’est une bonne introduction qui vous donnera envie de dépenser votre pécule sur Steam. Tandis qu’un expert trouvera d’après moi le livre moins intéressant car il connaîtra déjà l’historique de beaucoup de ces développeurs.

N’hésitez pas à me poser vos questions, je me ferai une joie d’y répondre !

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