A l’heure où vous lirez ces lignes, il est peu probable malheureusement que le film soit encore à l’affiche (il ne vous reste plus qu’à attendre la sortie du Blu-Ray), mais si jamais l’opportunité se présente et que vous êtes fans de Kaïjus alors foncez sans perdre une seconde! Vous êtes encore là? Alors revenons au film.

King Kong

Bien que principalement connu pour sa version originale de 1933 et celle de Peter Jackson en 2005, King Kong a fait de nombreuses apparitions cinématographiques en Occident et au Japon.

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L’histoire du personnage reste globalement la même: King Kong est un gorille géant vivant sur une ile sauvage, Skull Island, aux cotés d’indigènes et de créatures préhistoriques gigantesques. Malheureusement des explorateurs américains viennent bouleverser cet écosystème.

A travers les différentes œuvres, nous retrouvons toujours la question de la bestialité et de l’humanité abordée. Dans sa première apparition, King Kong, capturé après avoir été appâté par une actrice dont il est tombé sous le charme, est exhibé comme une bête de foire à New-York avant de parvenir à se libérer. Perdu et déboussolé loin de son ile natale, il capture la jeune femme et se réfugie au sommet de l’Empire State Building. Piégé, celui-ci livre un baroud d’honneur face à des avions armés avant d’être mortellement atteint et de chuter dans le vide. Rassurez-vous, je ne viens pas de vous spoiler la fin de l’histoire car ces évènements sont ceux d’un autre univers.

On vient d’éviter le drame…

Le MonsterVerse

Shin Godzilla, Achevez-moi Edition

Annoncé initialement comme un prélude au film King Kong, sans savoir quelle version, le scénario évolue au fil du temps et viens finalement s’intégrer dans le même univers que le Godzilla de 2014 (le dernier en occident, Shin Godzilla n’ayant pas ou peu été diffusé en Europe) produit par Legendary Pictures: le MonsterVerse. Car oui: ils comptent bien développer leur univers à travers de nombreux films comme Marvel ou DC Comics l’ont fait récemment.

L’histoire démarre donc avec deux pilotes de chasse de la seconde guerre mondiale, un américain et un japonais, écrasés sur une ile et s’acharnant dans un duel mortel. Alors que le conflit semble être sur le point de trouver une issue, nos deux pilotes alors au sommet d’une montage se voient soudain interrompus par une immense créature qui les fixe intensément: Kong.

Le temps fait son œuvre et à la fin du générique nous nous retrouvons en 1973 aux dernières heures de la guerre du Vietnam. Alors que les États-Unis sont sur le point de retirer ses troupes, un petit groupe de scientifiques d’une institution appelée Monarch (là les fans se réveillent en théorie) milite auprès d’hommes politiques américains influents pour organiser une expédition sur une île non-répertoriée qui vient d’être découverte par l’un des tout premiers satellites mis en orbite. A force de ruse et de persuasion (« On va pas laisser les communistes y aller en premier quand même »), Monarch obtient une expédition scientifique et quelques militaires pour les escorter avec, à leur tête, un Samuel Jackson prêt à en découdre et qui ne digère pas la fin de la guerre contrairement à ses hommes qui ne rêvent que de revoir leurs femmes. Ajoutez à cela un ancien espion rusé devenu mercenaire et une jolie femme photo-reporter en quête de gloire et vous obtenez une équipe parfaite.

Une intrigue respectueuse du genre

La suite? Je préfère vous laisser la surprise. Dans les grandes lignes, néanmoins, je peux vous dire que l’on retrouve comme dans le premier King Kong la découverte d’un monde inconnu paradisiaque rempli de dangereux monstres maitrisés de justesse par Kong, mais aussi tous les codes d’un vrai film de Kaïju: des doutes divisant les humains sur le sort à lui réserver, des dilemmes qui vous feront toujours remettre en cause les notions mêmes d’humanité ou de monstruosité, et surtout l’impuissance magistrale des individus face à une nature déchainée. Tous les codes du genre sont présents! Bon, bien sûr, si vous recherchez du combat entre mechas et kaijus vous vous êtes trompez d’endroit et je vais vous demander d’attendre patiemment dans la salle d’à côté jusqu’à l’année prochaine! Gardez-moi une bonne place!

Faudra expliquer aux américains que bombarder un endroit n’assure pas un bon accueil.

Godzilla VS Kong ?

Pour finir de convaincre les fines bouches, que vaut Kong: Skull Island face à Godzilla sorti trois an plus tôt? Et bien ma foi les reproches de Godzilla ont été pris en compte et nous permettent de bien mieux profiter de ce film.

Alors que le casting de Godzilla se révélait bien fade malgré la présence trop brève de Juliette Binoche et l’excellentissime Bryan Cranston (Malcolm, Breaking Bad), le casting envoi ici du très lourd avec entre autres la présence de Samuel L. Jackson, John Goodman, Brie Larson et Tom Hiddleston! Et la qualité de leur prestation sert le film et votre immersion là où les acteurs de Godzilla vous semblaient fades et sans personnalité à un point où l’on attendait impatiemment la prochaine scène avec un Kaiju!

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Kaijus malheureusement plus suggérés que vu dans Godzilla (après vérification, il semblerai que Godzilla n’apparait en tout et pour tout 8 minutes dans son propre film) avec principalement des scènes nocturnes avec des jeux de lumières qui dévoilent brièvement un morceau de la silhouette des protagonistes. Cette frustration disparait totalement avec Kong toujours bien mis en valeur le long du film et les autres monstres bien visibles eux aussi (même si, contre toute attente, les monstres les plus mis en valeurs sont ceux longtemps suggérés avant d’être bien aperçus).

Et c’est bien ce point le plus important ! Bien sûr le film doit nous interroger sur notre nature humaine, la limite étroite entre le bien et le mal, notre impuissance face aux éléments. Mais dans ce divertissement les spectateurs s’attendent à des duels titanesques et sont servis en l’occurrence! C’est donc avec une impatience non dissimulée que j’attends déjà les prochains films dans ce Monsterverse où les pions se mettent en place au fur et à mesure tel l’univers Marvel ou DC Comics. Tant d’opportunités sont déjà présentes, et tant d’autres restent encore à mettre en œuvre dans un univers où les principaux acteurs ne risquent pas, magie des effets spéciaux, de vieillir et de perdre ce qui nous avait attiré en premier lieu. Et comme toujours, n’oubliez pas de rester jusqu’à la fin du générique!

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