Salut les marins d’eau douce! Lors de notre petite escapade avec quelques copains aux Utopiales, le festival international de science fiction se déroulant à Nantes, nous avons pu rencontrer Frédéric Lamy qui nous a présenté le prototype de son jeu à venir : Brigantin.

Qu’est ce que Brigantin?

La réponse est simple, c’est un jeu de cartes dans l’univers de la piraterie. Pour sortir victorieux d’une partie de Brigantin, il vous faudra accumuler un nombre de points de victoire (défini par le nombre de joueurs).

Brigantin se compose de plusieurs decks de cartes distincts :

  • les cartes Equipage
  • les cartes Navires
  • les cartes Action
  • les cartes Evénements.

Chaque joueur commence la partie avec un port, deux canonniers dans son équipage et pioche au hasard un capitaine. Les joueurs joueront à tour de rôle.

A chaque tour le joueur détermine s’il veut partir en mer ou rester à terre. S’il part en mer, il retourne une carte du deck Navires. Ce deck contient des navires à aborder, des ports à conquérir et des navires corsaires. Dans le cas d’une pioche de navire ou d’un port, on regarde la défense du navire en question, si la valeur d’attaque de notre équipage est supérieure ou égale, on récupère la carte et l’intègre à son armada. Le navire ainsi capturé apporte des bonus que le joueur pourra utiliser dans la partie en plus des points de victoires.

Si le joueur décide de rester à terre il récupère l’argent généré par ses ports et a la possibilité de recruter des membres d’équipage ou d’acheter des cartes actions.

Il n’y a évidemment pas que des canonniers pour composer votre équipage, le jeu ne serait pas très intéressant si tel était le cas. Plusieurs classes sont disponibles et nous reviendrons plus en détails dans un prochain article.

Durant son tour un joueur peut également jouer des actions disposant d’effets différents soit pour profiter de bonus ou infliger un malus à un adversaire.

Les capitaines disposent d’une capacité spéciale qui pourra influencer la façon dont vous jouez plus ou moins fortement.

Petite mécanique sympathique, le deck de cartes Evénements est placé face visible. Toutes les 5 cartes Action jouées, on résout l’effet de la carte événement du dessus du deck, qui s’applique à tous les joueurs. Elles peuvent avoir des effets positifs ou négatifs.

Au niveau graphique les cartes sont jolies, le style est simple et le prototype que nous avons eu entre les mains n’avait pas les couleurs définitives mais d’après les échanges avec l’auteur, nous devrions nous retrouver avec des illustrations de qualité en noir et blanc avec des touches de couleurs qui offrent un rendu sympathique. Celles que nous avons vues étaient inspirées de tableaux d’époque, elles seront amenées à changer.

En bref, Brigantin est un jeu facile à prendre en main et qui se laisse jouer sans mal. La dimension stratégique est présente à bonne dose, on ne se prend pas la tête plus que nécessaire et les sessions de jeu sont d’une trentaine de minutes.

Le jeu n’est pas encore disponible à la vente, mais on devrait le retrouver sur Ulule fin janvier 2018. En attendant de pouvoir soutenir le projet on vous invite à aller visiter sa page Facebook et nous on va boire quelques rhums et entonner des chants de marins entre potes!

 

Pas si vite Moussaillon! Frédéric Lamy à gentiment accepté de répondre à quelques unes de nos questions sur Brigantin. Voici l’interview du créateur du jeu menée par Younz:

Younz : Bonjour Frédéric, tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à quelques unes de nos questions ! Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Frédéric Lamy : Ah ah, la question la plus difficile dès le début ! Je m’appelle Frédéric et je suis un grand amateur de jeux de société depuis plusieurs années. Je me suis lancé dans la création de jeux depuis maintenant 2 ans, Brigantin étant le premier et le plus abouti de mes différents projets.

Younz : Nous avons présenté les grands principes du jeu dans l’article, mais peux tu nous dire d’où te vient l’idée de Brigantin ?

Frédéric Lamy : Très bonne question ! Il faut savoir qu’à la base, je n’étais pas parti dans l’idée de créer un jeu. Étant un gros joueur (pas au niveau du type de jeux mais au niveau de la quantité et de la fréquence des parties), j’étais plutôt parti dans l’idée de trouver un jeu dans l’univers de la piraterie correspondant à plusieurs critères que je recherchais.

N’en trouvant pas dans le commerce correspondant à tous mes critères réunis, je me suis mis petit à petit à en créer un. Au début c’était plus des idées à droite à gauche que je notais dans un coin sans me dire que j’allais en créer vraiment un.

Younz: Tu t’es associé à un illustrateur pour ton jeu, peux-tu nous dire qui c’est et d’où vient cette collaboration?

Frédéric Lamy : Il s’agit d’un ami d’enfance qui est dans le monde du dessin. Dès que j’ai vu que le jeu avait du potentiel, suite à plusieurs essais avec des amis en ne testant que la mécanique et que j’ai voulu le faire tester à d’autres joueurs, j’ai demandé à mon pote s’il était partant pour me faire les illus du proto. A cette période là ça tombait bien car il avait du temps et l’idée le tentait bien.

Younz : Lors des Utopiales, tu nous as annoncé vouloir mettre le projet en financement pour janvier 2018, ce délai reste le même pour le moment ?

Frédéric Lamy : Oui tout à fait. On prévoyait à la base de lancer le financement pour la fin de l’année 2017 mais il y a eu beaucoup de travail d’un point de vue graphique afin de pouvoir adapter le jeu à la fabrication (redimensionnement de la taille des cartes, ajout de bordures pour les découpes, préparations des fichiers d’impressions) qui nous ont fait prendre un peu de retard.

Le contenu de la campagne de financement est (presque) bouclé : tous les calculs sont faits, les contreparties et les paliers ont été calculés, mais il me reste encore à améliorer le contenu de la fiche de présentation. En parallèle, l’illustrateur continue à préparer le design de la campagne ainsi qu’un teaser.

Au vu de l’avancement actuel des choses, la campagne sera prête pour début décembre. Cependant, cette période n’étant pas la meilleure avec les fêtes, celle-ci sera lancé à la fin du mois de janvier.

Younz : Ca s’approche à grand pas ! Pas trop stressé ? ^^

Frédéric Lamy : En vérité, cela dépend des jours. Il faut dire que cela va faire maintenant deux ans que je bosse sur le projet, c’est donc beaucoup de temps et d’énergie qui ont été investis pour arriver au résultat que l’on a aujourd’hui. Il y a toujours la peur de ne pas voir le projet aboutir mais je suis optimiste.

Je fais mon possible pour que tout se passe bien. La campagne de financement est en préparation depuis des mois, je sais dans quoi je m’engage et  je m’y suis préparé. Le jeu a beaucoup de bons retours et de nombreuses personnes m’ont dit qu’ils participeraient au financement.

Younz : Et nous donc ! Tu as un planning prévu sur combien de temps ? On sait que ces dates sont complètement approximatives mais tu penses livrer le jeu environ à quelle date ?

Frédéric Lamy : Je compte commencer la campagne vers la fin janvier pour la terminer vers la fin février. En prenant de la marge sur le temps nécessaire pour terminer les illustrations du jeu ainsi que sur les délais de fabrication annoncés par le fabricant du jeu, je devrai les recevoir courant du mois de juin, ce qui devrait faire une livraison vers la fin juin, début du mois juillet pour les contributeurs.

Younz : C’est des dates courtes, parfait ! Là où beaucoup de monde va sur Kickstarter, tu as choisis Ulule, tu peux nous expliquer tes raisons ?

Frédéric Lamy : J’ai choisi Ulule pour trois raisons :

Ulule est la plateforme française concernant le financement participatif. Ne visant pas un public international, le jeu sera uniquement en Français dans un premier temps, la plateforme Ulule me parait donc adaptée de ce point de vue la.

Il faut aussi avouer que la concurrence pour les jeux de sociétés est beaucoup plus rude sur Kickstarter. Il est plus dur de se faire remarquer, d’autant plus que certains éditeurs avec de gros moyens financiers et de communication sont de plus en plus présents sur Kickstarter.

Et enfin, le public d’Ulule est en général plus familial que sur Kickstarter. Pour en avoir parlé à plusieurs personnes sur des festivals, Ulule semble faire moins « peur » que KS pour les personnes étant un peu « novices » dans le financement participatif.

Younz : Des raisons en accord avec ton projet… Tu as déjà calculé les contreparties, on peut avoir un teaser sur les SG qui nous attendent ? Sans entrer dans les détails pour garder la surprise bien sûr

Frédéric Lamy : Les premiers SG seront consacrés à débloquer de nouvelles cartes à intégrer dans le jeu. Je n’en dirai pas plus pour le moment !

Younz : Tu as d’autres projets en vue ?

Frédéric Lamy : Tout à fait, cependant ces différents projets ne sont pour le moment qu’à l’état d’idées griffonnées sur des feuilles à droite à gauche. Brigantin m’occupe déjà bien assez, ne me laissant pas le temps de fabriquer d’autres protos à côté. Mais je compte bien m’y mettre une fois le financement participatif passé !

Younz : Un projet à la fois pour bien le mener, c’est important ! Merci de nous avoir consacré un peu de ton temps et tu peux compter sur nous pour être aux aguets lors du départ de la campagne !

Frédéric Lamy :Merci à toi et ton équipe pour vos retours sur Brigantin, l’article, vos questions, ainsi que pour vos encouragements.

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